Les candidats aux municipales doivent miser sur les jeunes agriculteurs

VANDAELE Samuel

Samuel VANDAELEPrésident

Face au défi démographique et aux demandes croissantes des consommateurs vis-à-vis de la production agricole, les candidats aux municipales ont tout intérêt à prendre des engagements forts pour faciliter l’installation des jeunes, le développement de leur activité et le dialogue avec les citoyens !

Les maires sont le premier maillon de la chaîne démocratique en France et sont en majorité des élus ruraux. Mais l’exercice de la proximité ne se fait pas toujours en associant les premiers acteurs du monde rural que sont les agriculteurs. Pour des raisons électorales, certains ont pu prendre des décisions regrettables, que ce soit par un étalement urbain consommateur de foncier agricole ou, pire, par la prise d’arrêtés qui nourrissent une défiance grandissante envers la production.

 

La société évolue, pas le besoin de nourrir

 

En 1950, un maire sur deux était agriculteur. Ils sont aujourd’hui environ 15%, et cela diminue à chaque élection. C’est un fait qui correspond à l’évolution sociologique de la France  : les agriculteurs représentent désormais moins de 2% de la population active, alors qu’ils ont longtemps été majoritaires.

 

La diminution du nombre d’agriculteurs n’a pas permis d’améliorer leur situation économique. Alors que le besoin de se nourrir, lui, n’a pas faibli !

 

C’est pourquoi les futurs maires devront miser sur les jeunes agriculteurs. Derrière l’enjeu démographique agricole, il y a celui de la souveraineté alimentaire de la France : perdre nos agriculteurs entraînera mécaniquement une augmentation de l’importation de produits venus d’ailleurs, bien souvent produits selon des standards moins disants…

 

Les jeunes agriculteurs sont essentiels au dynamisme des territoires

 

Un territoire, avec des jeunes nombreux, sont une des meilleurs façons de répondre à la demande sociétale d’une alimentation de qualité et locale. Cela nécessite qu’on les accompagne, qu’on leur facilite l’accès à la terre et à des débouchés viables économiquement.

 

Ils animent le territoire, entretiennent le paysage, permettent le maintien des services publics, des petits commerces et créent de l’emploi dans les espaces les moins denses en termes de population. Au-delà de son utilité, le métier d’agriculteur est aussi une passion, celle d’un entrepreneur du vivant qui conçoit son projet et s’occupe au quotidien de ses bêtes, de ses plantes, bref, du vivant qui nous entoure.

 

Un maire a aussi ce rôle d’encourager le rapprochement entre les plus jeunes et la réalité de l’agriculture, et nous, de les aider à comprendre d’où vient ce qu’ils mangent. Suscitons les vocations pour que tout enfant envisage de devenir agriculteur au même titre que pompier, médecin, musicien ou astronaute !

 

Agriculteur n’est pas un mot du passé, c’est un métier d’avenir sur lequel il faut miser à tous les échelons. Futurs maires, engagez-vous pour le renouvellement des générations !


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