Mobilisation contre les accords de libre-échange UE-Canada et Mercosur

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Depuis le 2 juillet dernier, les réseaux JA et FNSEA se mobilisent contre les accords de libre-échange entre l’UE et le Canada (Ceta) et les pays du Mercosur, afin de dénoncer la concurrence déloyale induite par ces traités et l’incohérence avec les efforts toujours plus nombreux demandés aux agriculteurs Français. 

Alors que la loi EGAlim, adoptée fin 2018, prône la montée en gamme, renforce les contraintes environnementales pour les agriculteurs, et interdit de vendre des produits ne respectant pas les normes européennes et françaises, l’Union européenne a signé, le 28 juin, un traité de libre-échange avec les pays du Mercosur et le Parlement français s’apprête à ratifier le traité de libre-échange avec le Canada (Ceta).

Les syndicats Jeunes Agriculteurs et FNSEA dénoncent la concurrence déloyale induite par ces traités, qui mettent en compétition des modèles de production et des standards totalement différents. A titre d’exemple, un élevage moyen en France compte 60 bovins sur 60 hectares, alors qu’au Canada, 60% des feedlots compte plus de 10 000 bovins. Au Brésil, plus gros consommateurs de pesticides au monde, 239 nouveaux produits ont été homologués par le président depuis le début de l’année, dont la plupart sont interdits chez nous, tout comme les farines animales et les activateurs de croissance utilisés outre-Atlantique.

Nous demandons aux députés, qui devront s’exprimer sur le Ceta le 17 juillet, de s’opposer à la ratification du traité, de même qu’aux sénateurs, qui examineront le texte à la rentrée. Nous demandons aussi à nos responsables politiques français et aux parlementaires européens de ne pas signer l’accord avec les pays du Mercosur !

Nous ne pouvons accepter que l’agriculture française et européenne soit sacrifiée au profit du libre-échange à tout prix, alors même que les contraintes pour nos agriculteurs sont de plus en plus fortes. Jeunes Agriculteurs est favorable au commerce international, mais à condition de respecter les équilibres entre ensembles géographiques et de penser à une complémentarité des échanges plutôt qu’à une compétition, surtout si elle est déloyale !


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