Territoires

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L’agriculture en montagne et dans les zones défavorisées représente un enjeu central puisqu’elle assure à la fois l’ancrage des Hommes sur les territoires enclavés et contraignants et le maintien des paysages et de la biodiversité.

 

Véritable moteur d’initiatives nouvelles en raison des nombreux défis qu’elle doit relever (neige, pentes, enclavement, isolement, etc.), l’agriculture en montagne doit être défendue, protégée et mieux valorisée. La politique de la montagne et des zones défavorisées doit permettre aux agricultures de ces régions de mettre en avant leurs atouts et soutenir des systèmes de production particulièrement sensibles à la dynamique de moindre régulation des marchés dans laquelle s’engage l’Europe.

Quelles sont les actions de notre syndicat au quotidien ?

Grâce à une forte mobilisation des Jeunes Agriculteurs, la montagne a su conserver toute sa place dans la PAC 2015- 2020. Notre syndicat a défendu et obtenu une dotation de toutes les surfaces d’estives éligibles aux aides PAC.

Lorsque les principes fondateurs de l’ICHN (l’indemnité compensatoire de handicap naturel) ont été remis en cause par la Commission européenne en 2014,  Jeunes Agriculteurs s’est mobilisé pour que la France  maintienne le sens et la spécificité de l’ICHN.

Grâce à l’action de Jeunes Agriculteurs, les aides sont désormais proportionnelles à la surface agricole en zone défavorisée, et majorées pour les élevages d’ovins et de caprins. Le critère d’âge ou le siège de l’exploitation n’ont pas été reconduits malgré une forte pression syndicale, toutefois des solutions alternatives ont été mises en place.

Pour notre syndicat, l’agriculture en montagne est liée à des problématiques telles que le foncier, le pastoralisme ou la possibilité pour un agriculteur de mener plusieurs activités.

Quant au  dossier prédateur, Jeunes Agriculteurs est moteur sur le sujet. Pour notre syndicat, l’élevage est incompatible avec la présence du loup. Chaque année, les dégâts causés par  les loups augmentent, menaçant la pérennité des exploitations et freinant fortement les nouvelles installations. A titre d’exemple, le loup a fait  8935 victimes en 2015 contre 8764 en 2014 (données DDT(M) – DREAL Rhône-Alpes).

Depuis deux ans, de nombreuses avancées ont été obtenues et saluées par notre syndicat, notamment la possibilité pour les chasseurs de cibler le loup et la création d’une brigade dédiée à la traque de ce prédateur. Notre syndicat est cependant conscient que ces avancées, bien que significatives, ne permettent toujours pas de faire redescendre la pression de prédation et nous continuons donc à pousser pour une meilleure efficience du plan loup.