A la suite de l’adoption, en Conseil des Ministres ce 1er octobre, du Projet de loi de Finances pour 2027, Jeunes Agriculteurs et la FNSEA déplorent un texte très en deçà des enjeux pour l’agriculture, qui traverse une crise économique et sociale d’ampleur. Le texte ne contient pas les mesures immédiates de trésorerie tant attendues sur le terrain et reste silencieux sur le « plan de rebond » annoncé par le Gouvernement il y a un mois. Parallèlement, Jeunes Agriculteurs et la FNSEA contestent la suppression par le Gouvernement, d’une dotation de 100 millions d’euros par an versée aux régions pour les agriculteurs dans le cadre du projet de loi de finances 2027. L’Etat et les Régions doivent prendre conscience qu’aucun euro ne devra manquer à l’agriculture française à l’issue de cette séquence budgétaire.
Alors que l’agriculture française connaît une crise économique et sociale d’ampleur, exacerbée par la sécheresse, il est désormais plus que nécessaire de compléter le Plan « Casi » par des mesures d’aide à la trésorerie telles que le prêt à taux zéro et l’augmentation de l’aide à l’achat de GNR. Ces deux volets sont absents du texte, tout comme le « Plan de rebond de l’agriculture française », annoncé il y a un mois. Jeunes Agriculteurs et le FNSEA attendent une réaction rapide du Gouvernement sur ces aides à la trésorerie et à l’investissement, sans quoi le Projet de loi de Finances s’avèrera un bien regrettable rendez-vous manqué.
Parallèlement, Jeunes Agriculteurs et la FNSEA dénoncent la suppression de l’enveloppe régionale de 100 millions d’euros destinée aux agriculteurs. Si la mesure venait à être adoptée, cette coupe budgétaire ferait l’effet d’un coup de poignard et pourrait entraîner des conséquences désastreuses sur les cofinancements européens associés, provoquant une perte de plus de 250 millions d’euros nets pour les agriculteurs.
Jeunes Agriculteurs et la FNSEA appellent l’Etat et les Régions à sécuriser, d’une manière ou d’une autre, la perte de cette dotation essentielle, visant à assurer le financement des aides non surfaciques du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER). Le retrait de ces financements compromettrait sérieusement le déploiement des projets d’avenir agricoles, pourtant indispensables pour l’adaptation de nos exploitations aux conséquences du changement climatique. Après un été caniculaire, nous devons mobiliser les moyens nécessaires pour investir dans nos fermes et les rendre plus performantes et résilientes.
Le PLF 2027 doit aussi concrétiser le déploiement de France Services Agriculture. Sur ce volet, l’engagement de l’Etat au maintien d’un budget conséquent dédié à la promotion des métiers de l’agriculture devra être tenu tout au long des discussions parlementaires.
Jeunes Agriculteurs et la FNSEA appellent à la responsabilité de l’Etat, des Régions et des parlementaires lors des futurs débats budgétaires. L’agriculture ne doit pas être une variable d’ajustement, l’otage de positions partisanes ou la victime de l’obstruction parlementaire.
Jocelyn Dubost, président de Jeunes Agriculteurs, déclare : « Pour relever les défis de la reconquête de notre souveraineté alimentaire et du renouvellement des générations en agriculture, l’adoption d’un budget ambitieux pour l’agriculture est indispensable. En l’état, la copie budgétaire n’est pas à la hauteur de ces enjeux et doit donc être revue d’urgence. »
Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, ajoute : « Nous regrettons amèrement que ce projet de loi ne soit pas à la hauteur des enjeux pour les agriculteurs français, qui traversent une crise sans précédent. Ce PLF ne comporte aucune mesure de soutien immédiat aux trésoreries, telles que le prêt à taux zéro ou la revalorisation de l’aide à l’achat de GNR… Pire, il supprime les enveloppes régionales destinées aux agriculteurs ! Ce n’est pas acceptable en l’état, nous attendons une réaction du Gouvernement pour présenter le « plan de rebond » annoncé il y a un mois et dont nous ne trouvons nulle trace dans ce texte. »
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