Jeunes Agriculteurs prend acte de la lettre ouverte du Premier ministre aux agriculteurs de France de ce matin. Nous nous félicitons de la volonté de faire aboutir un texte « équilibré, solide en droit, pragmatique ». Nous partageons cet appel : oui, ce débat doit aller à son terme — mais avec des articles qui répondent vraiment aux attentes du terrain, sur l’eau, le foncier, le revenu ou la protection de nos élevages. Sur le volet phytosanitaire, nous répondons : « chiche ».
Jeunes Agriculteurs s’alerte des passages en commissions : déjà de très nombreux amendements déposés et des arbitrages rendus, notamment sur la gouvernance de l’eau, très décevants, en commission du développement durable. Ce n’est pas encore à la hauteur de ce que les agriculteurs attendent. Nous saluons des décisions plus raisonnables en commission des affaires économiques achevée hier soir, que nous aurons l’occasion de commenter plus en détails.
Sur la procédure, nous prenons acte du veto des écologistes cette semaine sur le temps législatif programmé. Nous le regrettons. Mais, comme le dit le Premier ministre lui-même, le choix est clair : obstruction ou compromis sérieux. Jeunes Agriculteurs choisit le compromis — et exige que ce temps supplémentaire serve à construire un texte solide, pas à le vider de sa substance, encore moins à renforcer les contraintes pour les agriculteurs.
Sur les produits phytopharmaceutiques : nous approuvons le choix de traiter ce sujet dans un texte distinct, tant le projet de loi d’urgence est déjà dense et le contexte politique, tendu. Mais alors — chiche, Monsieur le Premier ministre : les « initiatives parlementaires » que vous évoquez doivent se concrétiser par voie législative rapidement. Les agriculteurs ne peuvent pas attendre indéfiniment des outils dont leurs voisins européens disposent déjà.
Le cap doit rester le même : des réponses concrètes, des règles claires, de la visibilité. Nous y veillerons, article par article.
Notre communiqué de presse :
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