Environnement

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 L’environnement est le socle de travail des agriculteurs et les sols sont la base de l’agriculture. Celle-ci façonne les paysages, permet d’abriter une riche biodiversité animale et végétale et joue un rôle essentiel dans le cycle de l’eau.

Que fait Jeunes Agriculteurs ?

Jeunes Agriculteurs intervient dans l’élaboration des politiques environnementales, telles que :

  • La loi pour la reconquête de la Biodiversité, de la Nature et des Paysages
  • La loi de Transition énergétique (LTE)
  • La directive nitrate
  • Le plan Ecophyto 2025
  • CAAF lieux sensibles

Il est primordial que les jeunes agriculteurs soient pleinement impliqués dans ces politiques.

Jeunes Agriculteurs, promoteur des bonnes pratiques environnementales

  • Nous encourageons et valorisons les bonnes pratiques mises en place par les jeunes agriculteurs au quotidien sur leurs exploitations à travers le concours Graines d’agriculteurs, qui a récompensé en 2016 les jeunes les plus innovants dans le domaine environnemental
  • Le syndicat a adhéré à la Stratégie nationale de la Biodiversité (SNB) qui fixe pour ambition commune de préserver et restaurer, renforcer et valoriser la biodiversité, en assurer l’usage durable et équitable.

Jeunes Agriculteurs, engagé en faveur de biodiversité

Les paysans entretiennent à la fois des :

  • Espaces cultivés (champs, des pâturages, prairies)
  • Espaces non productifs (haies, bois et bosquets, chemins, bandes enherbées, cours d’eau)

Plus de 300 000 km de bandes enherbées sont entretenues par les agriculteurs. Ces infrastructures agro-écologiques constituent des abris, des sources d’approvisionnement pour la faune et la flore et  qui contribuent au maintien de la diversité floristique et faunistique.

Dans le cadre de la SNB, Jeunes Agriculteurs a mis en place un programme sur 3 ans pour valoriser la biodiversité agricole des exploitations :

  • Mise en place d’autodiagnostics biodiversité
  • Guides de bonnes pratiques
  • Développement de l’observatoire agricole de la biodiversité, ou encore formation des agriculteurs.

Découvrez des profils de jeunes agriculteurs de notre syndicat engagés en faveur de la biodiversité.

Jeunes Agriculteurs, acteur de la qualité de l’eau

Des progrès ont été réalisés par la profession, en concertation avec les services de l’Etat :

  • Entre 1992-1993 (date de la première campagne de surveillance au titre de la directive « nitrates ») et 2011-2012, la concentration moyenne s’est stabilisée et a diminué pour 65% des 751 stations communes entre les deux périodes dans les cours d’eau et pour 53% des 544 stations communes dans les eaux souterraines (source : EauFrance[1])
  • En France, 1,2 % stations en eaux de surface continentales présentent une concentration de 50 mg/l  (seuils  fixés par les réglementations en deçà duquel l’eau ne peut plus être utilisée pour la production d’eau potable et les points de captage peuvent être fermés) (source Onema)
  • L’amélioration de la qualité de l’eau pour le paramètre des nitrates se poursuit en Bretagne. Les taux de nitrates dans les eaux bretonnes ont ainsi retrouvé des niveaux proches de ceux constatés à la fin des années 80, un peu supérieurs à 30mg/litre en moyenne (préfecture Bretagne).
  • Jeunes Agriculteurs est également co-porteur du projet « Nitrates autrement » substituable aux programmes d’actions, dont l’objectif est de permettre aux agriculteurs d’être à l’initiative de solutions locales et viables.

Fertilisation raisonnée, couverture végétale des sols entre deux récoltes ou mise en place de bandes enherbées sont autant de bonnes pratiques pour réduire l’impact de l’agriculture sur son environnement.

Afin d’améliorer la gestion des cours d’eau, Jeunes Agriculteurs a obtenu du ministère la réalisation d’une cartographie nationale des cours d’eau contrôlables, la rédaction d’un guide des bonnes pratiques pour l’entretien des cours d’eau et la signature d’une charte contrôleur – contrôlé.

Jeunes Agriculteurs, producteur d’une alimentation de qualité

Diminution du recours aux produits phytosanitaires :

  • Les agriculteurs ont réduit de 45% l’utilisation de produits phytosanitaires en volume depuis 1990
  • Depuis 1990, 75% des pesticides ont été retirés du marché car les molécules les plus dangereuses pour l’Homme et son environnement ont été interdites.[2]
  • Les doses moyennes nécessaires pour traiter 1 hectare ont été divisées par plus de 34 fois en 60 ans. Dans le même temps, la toxicité moyenne a été divisée par 8,5[3].
  • Lorsque la consommation de produits phytosanitaires est ramenée au nombre d’hectare, les agriculteurs français arrivent en 9ème position au niveau européen (source Eurostat 2015), derrière notamment les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne.
  • Si la France est souvent montrée du doigt comme le plus grand utilisateur de produits phytosanitaires en Europe, c’est parce qu’elle dispose de la surface agricole utile (SAU) la plus importante.

Des pratiques en faveur de la diminution du recours aux produits phytosanitaires (plan Ecophyto lancé en 2008) :

  • Formation des agriculteurs à une utilisation responsable des pesticides : le certiphyto (certificat individuel produits phytopharmaceutiques)
  • Création d’un vaste réseau de fermes pilotes pour mutualiser les bonnes pratiques (fermes DEPHY)
  • Mise en ligne dans chaque région, de bulletins de santé du végétal qui alertent les producteurs sur l’arrivée des parasites
  • Programme de contrôle de tous les pulvérisateurs qui sont utilisés pour l’application des produits phytosanitaires.

Jeunes Agriculteurs a participé à l’élaboration du nouveau plan Ecophyto 2015-2025. Nous avons souligné les points positifs du rapport, sans omettre qu’un accompagnement des agriculteurs aussi bien technique que financier devaient être mis en place. Toutefois, nous restons proactifs sur son application et sur le maintien d’une agriculture rentable et dynamique.

Les pratiques pour réduire la consommation de produits phytosanitaires :

  • L’agriculture raisonnée : Le Référentiel national de l’Agriculture Raisonnée (qui a fait l’objet d’un arrêté du 30 avril 2002) constitue un cahier des charges reconnu et précis. Ce Référentiel comporte 98 exigences nationales concernant la gestion de l’exploitation et les modes de productions végétales et animales. Ces exigences s’articulent autour de quatorze thèmes : connaissance de l’exploitation et de son environnement, traçabilité des pratiques, santé et sécurité au travail, gestion des sols, fertilisation minérale et organique, protection des cultures, irrigation, identification des animaux, santé des animaux, alimentation des animaux, bien-être des animaux, hygiène, gestion des déchets de l’exploitation, paysages et biodiversité.
  • L’agriculture de conservation : L’agriculture de conservation a été officiellement définie par la FAO en 2001, comme reposant sur trois grands principes : couverture maximale des sols, absence de labour, rotations longues et diversifiées. Elle redonne au sol le premier rôle dans la production végétale. Le sol est considéré non pas comme un support de culture, mais comme un milieu vivant.

[1] http://www.eaufrance.fr/les-actualites/nitrates-d-origine-agricole-une

[2] http://www.uipp.org/Notre-demarche-de-progres

[3] http://www.uipp.org/Notre-demarche-de-progres