Installation en agriculture

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Pour que les agriculteurs soient nombreux, les territoires vivants, et que notre alimentation ait du sens, Jeunes Agriculteurs travaille au quotidien pour faciliter l’installation des jeunes.

Renouveler les générations en agriculture

Depuis sa création, Jeunes Agriculteurs milite sans relâche pour le renouvellement des générations en agriculture et donc l’installation de jeunes. Le maintien de notre profession réside dans notre capacité à prendre la relève des hommes et les femmes qui quittent le métier, en donnant à un maximum de jeunes la possibilité de s’installer. Pour cela, JA réfléchit et propose de nombreuses idées permettant d’adapter l’accompagnement à l’installation aux besoins des porteurs de projets. Nous souhaitons que chaque porteur de projets puisse bénéficier d’un accompagnement et de formations personnalisées, afin de rendre l’entrée dans métier la plus aisée possible.

Parce que la professionnalisation des femmes et des hommes est indispensable !
Jérémy Decerle, Président de Jeunes Agriculteurs

L’installation en quelques chiffres

  • Seulement 1 agriculteur sur 5 a moins de 40 ans : en 2010, on comptabilise près de 117 000 jeunes agriculteurs soit 19 % des exploitants en France métropolitaine.
  • 8 407 jeunes installés (moins de 40 ans) en 2014 contre 13 407 en 1997.
  • Deux tiers des installations se font en grandes cultures, lait, polyculture viticulture et viande bovine. Le reste est assez diversifié : chevaux, ovins-caprins, maraîchage…
  • Le taux de maintien, qui correspond au taux dejeunes encore en activité 5 ans après leur installation, est extrêmement élevé pour les jeunes installés en 200711 (86%). A noter que le taux de maintien est de plus de 95% pour les jeunes ayant bénéficié d’un accompagnement humain pour obtenir les soutiens financiers nationaux (DJA, prêts bonifiés…).

L’installation selon JA, c’est :

  • Un projet viable : Un revenu minimum à retirer de son exploitation : Jeunes Agriculteurs tient à conserver un critère de revenu minimum pour obtenir les aides de l’État. Au terme de la quatrième année d’installation, le jeune installé doit en effet atteindre le revenu d’1 SMIC
  • Un projet vivable : Le candidat à l’installation doit lier son projet d’installation à son projet de vie. Ainsi, JA appuie les démarches collectives et incite les porteurs de projet à veiller à concilier projet professionnel et projet de vie (vie de famille, congés, temps de travail…).
  • Un projet transmissible : L’installation est également l’affaire des cédants. Il est essentiel que le futur cédant conserve une entreprise viable et moderne jusqu’à la transmission effective à un porteur de projet. Il faut également qu’il anticipe sa transmission.
  • Des jeunes formés : Diriger une exploitation agricole, cela s’apprend. A la fois lors de la formation initiale, lors de sa préparation à  l’installation mais aussi tout au long de sa carrière. JA tient à conserver un niveau de formation minimum pour l’attribution des aides à l’installation et tient à ce que le Plan de Professionnalisation Personnalisé (PPP) et les formations possibles une fois agriculteur soient ouvertes à tous.
  • Un dispositif d’accompagnement ouvert à tous : Aujourd’hui, le dispositif d’accompagnement à l’installation, avec comme pierre angulaire le Plan de Professionnalisation Personnalisé (PPP), prouve sa réussite. En effet, plus de 95 % des jeunes qui en bénéficient sont encore en activité 5 ans après leur installation. JA œuvre au quotidien pour que ce dispositif reste un vrai  » parcours de la réussite  » efficace, pertinent et attractif et que tous les porteurs de projet, éligibles aux aides ou non, puisse réaliser le PPP.
  • Simplifier les démarches administratives devenues de plus en plus complexes et lourdes La complexité administrative de ce dispositif  freine encore un certain nombre de jeunes, mais JA est aussi actif pour le simplifier autant que possible. C’est ce que nous avons fait en faisant évoluer le Plan de Développement de l’Exploitation (PDE) en Plan d’entreprise (PE) : cet outil est désormais moins contraignant tout en étant un véritable outil de gestion prévisionnelle. Il est plus utile et utilisable pour tous ! La complexité administrative reste néanmoins minime au vu de l’attractivité  financière et humaine apportée par cet accompagnement.

Les propositions pour l’avenir

  • Remplacer les prêts bonifiés MTS-JA (faire un lien vers financer son projet) par une aide directe liée aux montants d’investissements prévus dans le plan d’entreprise
  • Elargir encore les modes de financement possibles pour que le jeune puisse se créer un véritable « mur bancaire » en augmentant son potentiel financier : un travail est en cours pour encourager les filières, les coopératives, les collectivités locales à s’impliquer dans le renouvellement des générations en agriculture.
  • Faciliter l’accès à des formations plus « spécifiques », comme des formations techniques sur des productions peu connues sur le département, dans le cadre du PPP en créant un répertoire des formations existantes au niveau régional, voire national
  • Travailler sur la mise en place d’un dispositif d’accompagnement des futurs retraités agricoles pour les inciter à transmettre leur exploitation à des jeunes et faciliter leur cessation d’activité

3 victoires syndicales obtenues par JA qui existent encore aujourd’hui

1973 : Mise en place de la Dotation Jeune Agriculteur (DJA)

1995 : Signature de la charte installation par Jacques Chirac qui verra la mise en place en 1996 des Points Accueils Installation, du Répertoire Départ Installation (RDI), d’aides à la transmission à des hors cadres familiaux…

2009 : Mise en place d’un dispositif d’accompagnement plus personnalisé, le PPP (Plan de professionnalisation personnalisé)