Productions végétales

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La France est le premier producteur de blé, de sucre et de maïs en Europe et leader mondial de la production viticole. Si les filières végétales ont un poids économique important sur tout le territoire français, elles ont aussi un rôle paysager, social et écologique majeur.  

 

Viticulture

Vigne / Viticulture / Vignoble et paysage du Saumurois, en Val de Loire, en ŽtŽ

La viticulture française occupe une place prépondérante à l’échelle mondiale et se partage, selon les années, la place de premier producteur mondial.

75% de la production française dispose d’un label d’origine (AOC ou IGP). Son poids économique est conséquent : la filière fournit en France plus de 600 000 emplois directs et indirects et son chiffre d’affaires est estimé à 12 milliards d’euros.

Selon Jeunes Agriculteurs, la viticulture française doit se placer dans une perspective d’expansion dynamique et ambitieuse pour maintenir sa position de leader au niveau mondial. Elle doit chercher la croissance en valeur et en volume via le développement des parts de marché à l’export et via la reconquête du marché des bases industrielles comme les jus, les moûts concentrés rectifiés et les vins de base mousseux.

Il est aussi nécessaire de maintenir un marché national fort, durable, en phase avec les attentes sociétales, tout en soutenant un tissu productif et économique compétitif. Pour conserver une filière forte, JA est favorable au maintien d’un encadrement des plantations de vigne en Europe. Le syndicat travaille aussi pour le maintien d’une prime à la plantation pour les vignes nouvelles réservées aux jeunes viticulteurs. JA soutient le maintien des mesures budgétaires spécifiques à la viticulture pour faciliter l’adaptation et la modernisation de l’outil de production telles que les restructurations et les investissements.

Fruits et légumes

TomatesAu sein de l’Union européenne, la France est le 3ème producteur de fruits et légumes. En 2014, la France a produit 5,5Mt de légumes et 2.8Mt de fruits. La balance commerciale de cette filière est déficitaire de près de trois milliards d’euros d’euros.

Les enjeux sont de taille : développer la production pour réduire le déficit de balance commerciale, étendre la part de marché des produits français dans la consommation nationale, redonner de la performance économique aux entreprises.

Pour cela, un travail commun et à long terme est nécessaire. C’est pourquoi tous les sujets structurels de la filière doivent être mis sur la table : relations commerciales avec la distribution, coûts de production, distorsions de concurrence, organisation économique, investissement, gestion des risques. JA souhaite que les producteurs puissent davantage s’organiser, par le biais des Associations d’Organisations de Producteurs (AOP) qui doivent êtres renforcées. JA continue à demander une baisse des charges pour optimiser la compétitivité et à encourager la mise en place de fonds de mutualisation. En cas de situation exceptionnelle, le syndicat souhaite maintenir les procédures de retrait des produits.

Grandes cultures

La France est le 1er producteur et exportateur européen de céréales. Les cultures céréalières représentent 37% de la Surface Agricole Utile (SAU) et le solde commercial de la filière est de 10 milliards d’euros.

La demande est croissante, mais les enjeux environnementaux le sont aussi et l’offre française à l’exportation est de plus en plus concurrencée. La filière devra à l’avenir augmenter ses rendements, répondre aux différents types de marchés, tout en préservant l’environnement et en restant compétitive.

JA continue à travailler pour une meilleure gestion des risques au sein des exploitations. Le syndicat défend un système qui sécurise les revenus, davantage fondé sur des aides variant en fonction du marché. Le système actuel d’aides découplées, sans lien avec les revenus peut être considéré comme archaïque. JA attend donc plus de moyens sur la gestion globale des risques pour faire face à l’ensemble des aléas auxquels les exploitations sont confrontées au quotidien.

JA souhaite aussi assurer la complémentarité et la solidarité entre les filières. L’élevage est un des principaux débouchés des productions céréalières et la mise en place de contrats entre céréaliers et éleveurs permettrait de diminuer la fluctuation des prix et de sécuriser les revenus des agriculteurs.